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T’es fumeur et t’as pas de cendrier de poche ? Nan mais allo !

Le 24 juin 2015, 16:58 dans Création 0

Après vous avoir bien raconté ma vie, je me décide enfin à vous raconter un peu celle de mes créations. Les premières en l’occurrence.

Comme je vous le relatais dans mon premier article, l’idée de créer cette entreprise m’est venue avec l’aide de ma sophrologue. Or, il s’avère que celle-ci s’est spécialisée, entre autres, dans la prescription de fleurs de Bach. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de d’élixirs floraux du nom de leur inventeur, Bach (qui était docteur et pas musicien), qui, en observant la réaction des plantes face à leur environnement et aux évènements extérieurs, a réussi à en extraire des vertus traitant certains troubles que nous traversons tous au cours de notre vie.  Si toutefois vous souhaitiez approfondir le sujet, wikipédia est votre ami.  Traversant une période de stress, de doutes et d’encore d’autres  joyeusetés (à la base je n’étais pas venue la voir parce que ma vie était troooop géniaaaale), elle m’avait prescrit certaines fleurs en gouttes mais aussi du Rescue (élixir de secours) en pastilles à prendre en cas de « crise ». Les pastilles de Rescue existent en différents parfums, selon les marques, si bien qu’elles peuvent être ingurgitées très facilement par les enfants (avec sans autre conséquence que de les rendre trèèèèès zen, je vous rassure). « Où peut-on  trouver ça ? » allez vous me demander. Les premières que je prenais  je les achetais tout simplement à la parapharmacie de chez Edouard (mais si, vous savez, l’inventeur des supermarchés, des sacs réutilisables et des courses en ligne, enfin presque, on va pas chipoter) mais il en existe aussi  en magasin bio.

Bref, j’en arrive enfin au but. Parce que bon, des pastilles c’est bien mais une fois avalées et bien elles ne sont plus très utiles. Evidemment, ce qui va nous intéresser ce sont les boites les contenant à la base. Alors, comment dire ? Ce sont des boites de pastilles, (d’accord, ça parait évident mais je préfère préciser) rondes, en fer, pouvant loger dans une poche ou un sac à main (oui, donc bien des boites de pastilles comme on les imagine) mais leur particularité, du moins pour les premières que j’achetais, réside dans leur système d’ouverture. Clic, on appuie sur le dessus, ça ouvre, clac, on appuie sur les côtés, ça ferme. Magique !

 

Voilà la bête!

 

 

Et avec ça, m’est venue une idée. Parfois ça arrive comme ça, tac, d’un coup, sans crier gare : je vais en faire des cendriers de plage !

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi, qui ne suis déjà pas une très grosse fan de plage, - rester à rien faire en plein soleil m’ennuie profondément et, de toute façon, avec ma peau de blonde (la peau j’ai dit), je ne bronze pas, je crame – être obligée de côtoyer des mégots qui se font dorer la pilule depuis plus ou moins longtemps, ça ne me dit rien qui vaille. Alors, si comme moi vous voyez l’utilité de ne pas laisser traîner ses déchets derrière soi, que ce soit dans un souci environnemental ou par altruisme envers les gens qui passent après, vous conviendrez que c’est plutôt pas bête comme idée (parce que ça m’arrive parfois d’en avoir des bonnes). Je tiens quand même à préciser que ça fonctionne bien pour les mégots parce que ça évite de se lever après chaque cigarette pour aller à la poubelle mais il ne faut pas que ça vous empêche d’aller jeter, une fois la baignade terminée, vos emballages de Mac Do, vos canettes vides ou la glace pas terminée du petit dernier (si un jour j’invente une poubelle de poche, je vous tiens au courant).

 

 

Oui, alors, je sais où vous allez en venir : « Et si on ne va jamais à la plage ? ». Pas de soucis ! Même s’il est vrai que les messages notés sur les cendriers se réfèrent pas mal, pour les premiers que j’ai fait en tous cas, à la plage, il n’est évidemment pas interdit (non, la marée-chaussée ne viendra pas vous verbaliser, enfin, pas encore, profitez en) de s’en servir d’en tout autre lieu, comme la montagne, la ville, la campagne, le maquis, le bureau, le désert, la grande muraille de Chine, la lune, le bus (ah ben non, pas le bus, c’est interdit de fumer)par exemple. Et si vous ne sortez jamais de chez vous, que vous vivez en ermite, et bien, servez-vous en comme cendrier classique, je sais pas moi !

Je vois à travers mon écran que j’ai réussi à susciter votre intérêt. Oui, oui même toi là avec ta clope et ton café à la main ! Je vais donc vous révéler où trouver cet objet INDIPENSABLE à tout accro à la nicotine mais néanmoins écolo :

  • L’Atelier du Bocal – 34, passage Hugo 79000 Niort. Mais seulement pour quelques jours encore.
  •  La Pink Factory – 7, rue de l’Eglise 44130 Le Pouliguen. Jusqu’à fin août, si tout le monde ne se les ai pas arrachés entre temps.

Si toutefois vous n’habitez pas dans les environs, ce que je peux aisément comprendre, pas d’inquiétude, vous pouvez passer commande via tous les moyens à votre portée : sous cet article, par un message sur ma page Facebook, par mail, par pigeon voyageur…

 

 

 

Et puis, au passage, si vous êtes consommateur de ces fameuses pastilles et que vous ne vous servez pas des boîtes, faites un geste supplémentaire pour la planète, je serais ravie de vous en délester.

05 avril 2016

Petite mise à jour suite à une commande faite pour un copain graffeur qui voulait quelque chose de personnalisé. J'ai fait fonctionner mes neurone, j'ai actionné mes doigts pour dessiner des croquis et j'ai même poussé le vice jusqu'à utiliser de la peinture grise en bombe. Et ouais!

Voilà le résultat. Tadaaam!

Bon par contre, si vous en voulez un personnalisé aussi, il va falloir que quelqu'un se dévoue pour manger des pastilles car, pour le moment, je suis à court de boîtes avec ce système.

 

Ma folle journée à Poitiers

Le 9 avril 2015, 18:07 dans Création 0

Vendredi 27 mars, alors que j’avais plein de travail qui m’attendait à l’atelier, j’ai fait une pause « shopping » à la capitale… du Poitou-Charentes. Oui mais attention, purement professionnelle, entendons nous bien !

Poitiers

 

En effet, ce week-end là se tenaient à la fois un salon des loisirs créatifs et la grande braderie Emmaüs. Tout ça au même endroit, rendez vous compte ! Je ne pouvais décemment pas rater ça.

Comme je ne partais pas seule et que j’avais, du coup, des obligations horaires, j’ai dû me lever  mettre le réveil à sonner à 6h.  Aïe ça pique ! Et bien oui, il fallait impérativement être à Vivonne (à quelques kilomètres de Poitiers) pour 8h et, comme je suis une fille (quoique), je ne sais pas être prête en ¼ d’heure. En revanche, pour la conduite je suis plus rapide puisque le trajet qui devait durer à peu près 45 minutes à été plus court (mais chut !).

Une fois arrivée à Vivonne, il me restait encore pas mal de temps avant l’ouverture du salon créatif où j’avais prévu d’aller seule le matin. Comme j’avais des spots à acheter pour les installer en boutique, j’ai décidé que c’était le bon moment pour faire ça. Sauf que, trouver un magasin ouvert à 8h, ce n’est pas franchement gagné d’avance. Vu que je n’avais rien à perdre, j’ai quand même tenté le coup d’aller à Auchan, celui qui est à l’entrée de la ville en arrivant des Deux-Sèvres. D’ailleurs, à ce propos, je suis toujours surprise de la rapidité avec laquelle les magasins poussent comme des champignons dans cette zone à chaque fois que j’y mets les pieds. De mon temps, comme disent les vieux, tout ça n’existait pas. Oui, car comme beaucoup de Niortais, j’ai fait mes études à Poitiers, pourtant, je n’étais pas à la fac. Mais ça, c’était à la Préhistoire, me semble-t-il.

Bon, revenons à nos moutons ! J’avais donc un besoin urgent d’aller à Auchan (je ne vais pas vous faire un dessin non plus, si ?). Déjà, j’ai trouvé le moyen de me perdre sur le parking (je sais, je suis balaise). J’ai fini par me garer pour aller voir à quelle heure ce maudit supermarché ouvrait. Des gens attroupés là me regardaient comme si je venais d’une autre planète : c’est vrai qu’il était tôt mais je n’avais pas le choix. Et eux d’abord, qu’est-ce qu’ils faisaient là ? J’ai donc fait fi de leur regard interrogateur pour découvrir avec joie que ledit magasin ouvrait ses portes à 8h30. Ouf ! Je n’avais aucune envie d’être obligée d’aller prendre un café dans un des fast-foods avoisinants (vade retro Mac Donald’s !), si tant est qu’ils ne soient pas fermés. Pendant que j’attendais le moment de la délivrance, m’est venu une question, alors que je constatais avec dépit une multitude de mégots éparpillés par terre d’un côté et un cendrier, pourtant bien visible, de l’autre : « C’est si compliqué que ça de faire l’effort de jeter ses mégots dans un cendrier prévu à cet effet ? » (je sais, ça c’est mon côté écolo rabat-joie). Me coupant dans mes pensées sur l’influence néfaste de la race humaine, ces satanées portes automatiques ont finalement bien été forcées de laisser passer le flot de personnes venues dépenser leur argent (j’ai été surprise du nombre de gens à l’ouverture). Je me suis alors précipitée dans un recoin de la galerie marchande pour constater avec stupeur que sur toutes les portes qui s’offraient à moi, seules deux n’étaient pas condamnées mais abritaient déjà quelqu’un derrière. Heureusement, une place s’est très vite libérée. Ce qui est formidable dans ce genre d’endroit ce sont que c’est systématiquement deux places côte à côte qui sont ouvertes. Avec les parois fines comme du papier à cigarette, c’est toujours sympathique ! Ainsi donc, essayant d’être la plus discrète possible et espérant que ma voisine sorte vite, j’entendais celle-ci farfouiller dans son sac et faire je ne sais quoi qu’elle aurait sans doute pu faire ailleurs pour me laisser tranquille. Après un trop long moment, elle s’est enfin décidée à me laisser seule et, sans doute pensait elle l’être aussi, elle est sortie sans se laver les mains. Bravo ! J’ai ensuite retiré de l’argent au distributeur à côté avant de m’engouffrer dans le dédale des rayons de ce temple de la (sur)consommation. Bien sûr, comme toujours, dès l’entrée on vous étale sous le nez des choses pas complètement utiles pour vous donner complètement envie de les acheter. Je me suis donc retrouvée face à face avec du matériel de loisirs créatifs. Non, ne pas céder à la tentation ! J’ai réussi à résister et me suis mise désespérément en quête de ce que j’étais venu chercher : mes fameux spots. C’est impressionnant tout ce que l’on peut trouver dans ces hyper grandes surfaces. Il y avait même là des cartons de déménagements, dites-donc, mais point de spots à l’horizon. Hasardant une ultime tentative au rayon électroménager, je me suis faite alpaguer par un vendeur qui a dû être pris de  pitié face à mon désarroi évident. Nous nous sommes donc mis à chercher de concert parmi l’équipement de la maison avant de nous rendre à l’évidence : il me fallait me rabattre sur le magasin de bricolage le plus proche. Décidée à ne pas partir comme ça, je me suis arrêtée dans un bar de la galerie marchande pour prendre un café et une viennoiserie (je vous rappelle que je m’étais levée tôt). J’en ai profité pour relire mes notes (j’ai toujours des carnets dans mon sac au cas où une idée surgirait) en prenant  mon 2ème petit-déj’ de la journée. Au moment de payer j’ai eu droit à un « Mademoiselle » de la part du barman. Je suis sortie pour aller à mon 2ème point d’arrêt : le Castorama. Là, j’étais sûre de trouver mon bonheur.

Paire, Wc, Toilette, L'Homme, Femme, Caractères

Le problème quand je me trouve dans ce genre de magasin, tout comme ceux de tissus ou de produits culturels, entre autres, c’est que j’ai toujours envie de faire une razzia. Je m’y sens comme une fashionista dans une boutique de chaussures un jour de solde. Là encore, il me fallait me focaliser sur mon objectif : mes spots et rien d’autre (on s’en fiche qu’il y ait un nouvel outil ultra génial qui fasse à la fois perceuse, téléphone et cafetière ou que la dernière résine couleur cactus homologuée par Valérie Damidot soit enfin sortie). Toujours est-il, qu’à peine rentrée j’ai pu bénéficier de   bonjours  tout sourire de la part de 3 ou 4 vendeurs qui passaient par là. C’était la journée de la drague ou quoi ? A moins que les vendeurs soient plus aimables que la moyenne dans ce magasin là.

 

Heureusement, ce genre d’équipement se trouvant en général dans les premiers rayons, j’ai trouvé rapidement, sans être détournée de ma mission.  Quand j’ai vu les prix de ces trucs, je me suis rapidement dis que ceux de base feraient amplement l’affaire et que j’allais en prendre un peu moins que prévu. Ça c’est confirmé quand j’ai constaté avec effroi que les lampes à LED qui allaient avec (comme c’était demandé pour la boutique, économies d’énergie obligent) coûtaient le même prix. N’ayant jamais acheté de ces machins là (ben oui, j’achète plutôt des ampoules classiques en général), j’ai quand même voulu vérifier que je ne me trompais pas sur la compatibilité des deux. Quitte à perdre un bras, autant que ce soit pour le bon équipement. Quand on recherche ce type d’information, je peux vous dire que ce n’est absolument pas Castoche de s’y retrouver, j’ai donc du demander à une vendeuse se trouvant à proximité de me confirmer la chose. OK, c’était bon, j’avais tout ce qu’il me fallait, je pouvais me diriger en caisse. Face à la caissière, fort aimable au demeurant (Madame, si vous me lisez…), j’ai pleuré (enfin, façon de parler, hein) à l’annonce du prix (je sais un simple calcul mental aurait dû me donner une idée, mais dois-je encore vous rappeler que je m’étais levée aux aurores ?). Après avoir payé bon gré mal gré, j’ai dû faire face à un autre constat : je n’avais pas pris de sac (ou poche, comme on dit chez nous) et, avec ce que j’avais acheté, je n’avais malheureusement pas assez de mains. Une fois n’est pas coutume, c’est mon grand sac à main qui m’a sauvé la mise. J’ai réussi à y enfourné une partie de mes achats et j’ai tenu tant bien que mal le reste dans mes mains. Etant réputée pour avoir des mains de Playmobil, à ce qu’il paraît, je n’ai évidemment pas pu me dépêtrer de tout ça, en même temps que ma clé de voiture à chercher au fond de ma poche et j’ai immanquablement fait tomber une partie de ce que je tenais, à peine passée la sortie. Une gentille dame qui arrivait (Madame, si vous me lisez…bis) a pris la peine de se pencher pour ramasser mes dégâts et me les remettre là où elle pouvait. J’ai réussi tout de même à arriver sans encombre jusqu’à ma voiture, à l’ouvrir, je ne sais trop comment et à prendre un sac de course, celui de l’école maternelle (celui où on avait demandé à « Crapule », alors en petite section, de me représenter pour reporter son dessin au milieu des autres portraits faits par tous les bambins de l’école. Je dois avouer que, même si je ne me trouve pas particulièrement ressemblante, je suis assez contente du résultat, vu le niveau de dessin qu’il avait à l’époque. Déjà, on voit bien que c’est un bonhomme et pas un arbre ou un gribouillis bizarre) pour y déverser les objets du délit. Allez hop, une bonne chose de faite, je pouvais enfin prendre la direction du lieu de tous les fantasmes bricoleurs.

 

J’ai traversé assez facilement la ville et je suis arrivée au parc des expositions à peu près à l’heure de l’ouverture du salon des loisirs créatifs. Super ! Sauf que pour se garer, ce n’était plus du tout la même chanson (je vous rappelle qu’il y avait aussi la grande braderie Emmaüs), tout le monde semblait avoir eu la même idée que moi d’arriver dès l’ouverture. Je me suis risquée, sans trop de conviction, dans le 1er parking pour en ressortir très rapidement. J’ai essayé comme ça plusieurs endroits, pestant contre les gens mal garés qui prennent 2 places, ceux qui bouchent la circulation en ne laissant passer personne ou encore ceux à contre-sens qui  vous empêchent de passer (pour leur défense, il faut dire que le sens de circulation n’est vraiment pas simple à comprendre, mais bon, j’étais de mauvais poil, ils ont pris aussi). Je tournais comme ça tout en râlant quand j’ai vu de la place sur un bas-côté herbeux et, allez savoir pourquoi, je me suis dit « Non, je vais continuer à chercher une place sur le parking et je verrai si c’est toujours libre quand je repasserai ». Bien entendu, le parking était bondé et, quand je suis repassée devant l’endroit, des gens avaient eu moins de scrupules que moi à s’y garer. Grrrrrr ! A ce moment là, me maudissant déjà, je me suis traitée de tous les noms d’oiseaux qui m’ont traversés l’esprit quand je me suis rendu compte qu’il y avait un parking spécial  avec  plein de places libres pour le salon des loisirs créatifs. Après avoir passé presque autant de temps à trouver une place qu’à faire le trajet depuis chez moi, j’allais enfin pouvoir me garer.

Parc, Parking, Inscrivez Vous Sur Le Trafic, Bouclier

 

Cette fois, j’ai pensé à pendre un sac dans mon coffre pour y loger les potentiels achats que je m’imaginais déjà faire. A l’entrée, payante (ben oui, rien n’est gratuit ma bonne dame !), j’ai eu des souvenirs de ma vie étudiante là-bas qui me sont revenus en mémoire en voyant l’hôtesse qui renseignait les visiteurs égarés (bien qu’il n’y avait pas de quoi se perdre non plus). Je vous rappelle que j’ai fait tourisme et que c’est le genre d’action que l’on devait notamment faire pour valider notre expérience. Toujours est-il que, munie de mon sésame,  je suis rentrée à la conquête de matériaux et outillage avec comme point d’ordre de ne pas craquer à chaque stand. Je déambulais parmi les vendeurs de tissus et d’apprêts pour bijoux quand quelque chose a attiré mon attention : du matériel pour faire de la soudure. Moi qui cherchais justement à en faire pas longtemps avant et qui m’était rabattue sur de la colle, je n’ai pas mis longtemps à me laisser convaincre de l’utilité de me pourvoir dudit matériel. Et puis, tant que j’y étais, j’ai aussi pris de la colle miraculeuse. Aïe, aïe, aïe, premier gros chèque de la journée. Mais au diable l’avarice, quand on veut bien travailler, il faut du bon matos ! Je continuais, me disant que c’était déjà pas mal, quand je suis tombée sur un vendeur de rabots et autres outils pour travailler le bois. Pendant qu’il faisait sa démonstration, j’envisageais le temps que je pourrais gagner dans certains cas ainsi que les possibilités qui s’offraient soudainement à moi. Allez, hop, je prenais donc la totale !

Après avoir eu droit à du « Mademoiselle » en veux-tu en voilà (le lendemain de mes 34 ans, il semblerait que j’ai encore le teint frais, alors que, pourtant, mon état de fatigue, pour ne pas dire de délabrement était à un stade bien avancé), j’ai décidé que ma folie acheteuse était déjà pas mal rassasiée (et mon compte en banque presque vide) et qu’il fallait que j’en garde un peu sous le coude pour ma virée de l’après-midi. J’ai quand même effectué un dernier tour rapide (ce n’était pas bien grand non plus) à la recherche d’un ultime outil : un triboulet en acier. Mais c’est quoi donc ? C’est un objet de forme oblongue et évasée (arrêtez tout de suite, je vois à quoi vous pensez, bande de petits pervers), en acier donc, pour former des bagues. N’en ayant pas trouvé, j’arrêtais ainsi les frais là. Je suppose qu’il est inutile de préciser que je n’ai toujours pas essayé ce que j’ai acheté, à part la colle, quand même. Ce n’est pas grave, ça me servira bien un jour.

Il était encore un peu tôt pour que je parte définitivement, j’ai donc décidé de manger sur place. Heureusement, parmi le peu de choix qu’il y avait, j’ai tout de même trouvé une tarte sans animal mort dedans. Les tarifs n’étant pas encore affichés au moment où je suis passée, là encore j’ai failli m’étouffer à l’annonce de la note (c’était le traiteur du Ritz où quoi ?). J’ai mangé seule devant un journal qui traînait sur une table. Dans les pages de l’actualité mondiale on pouvait y lire différents articles au sujet du crash de l’A320 dans lesquels il était expliqué qu’il s’agissait très probablement du suicide du copilote. Un encart rappelait que le personnel navigant était régulièrement soumis à des tests psychologiques et j’ai été choquée par les paroles d’un expert qui y disait qu’un pilote qui aimait son métier venait travailler même avec la grippe. Donc, cette personne considère qu’avec 40° de fièvre, dans un état où on est cloué au lit, on peut se permettre d’avoir entre les mains la vie de plusieurs centaines de personnes ? Mouais, bon…Avoir une conscience professionnelle et avoir une conscience tout court, ça n’est pas la même chose me semble-t-il. J’ai fini mon repas sur cette réflexion et, après avoir hésité à jeter mes couverts en plastique (j’ai la fâcheuse tendance à voir du potentiel créatif dans tout et n’importe quoi), j’ai pris la direction de la sortie.

N’ayant rien de mieux à faire, je suis repartie en direction de Vivonne, où mon copilote (qui n’est pas suicidaire, lui et qui n’a pas pris le volant non plus, remarquez) devait me retrouver pour l’après-midi. Pour ne pas m’ennuyer en voiture, j’ai passé la majeure partie de la journée en compagnie des Red Hot (groupe que j’aime d’autant plus depuis que je sais que le chanteur est végan. Oui, bon, je sais, ce qu’il se mettait dans les narines, ce n’était pas de la poudre de riz, mais, hey, nul n’est parfait.) et de Muse sur le trajet du retour. Haaaaaaaa, Matthew !!!! (hum… houlà…oui…heu…bon, je m’égare.)

Je suis arrivée à bon port peu de temps après et très en avance. J’ai commencé à regarder d’un peu plus près ce que j’avais acheté, histoire de voir comment fonctionne tout ce bazar. Et ben moi y en a pas tout comprendre. Sur une des notices, je ne sais pas, il doit manquer des mots où alors c’est moi qui ai un problème. Je verrai ça en temps voulu, à tête reposée. Et puis, comme il me restait encore pas mal de temps à attendre, j’ai eu l’idée de commencer à griffonner cet article qui me trottait dans la tête depuis le matin. Le hic c’est que je n’avais pas de papier…et encore moins d’ordinateur, bien évidemment. Je suis repartie en voiture jusqu’au Super U du coin pour aller y prendre une ramette de papier, parce que ça peut toujours servir, de toute façon. J’en ai profité, encore une fois pour faire une pause pipi et m’est venue le deuxième questionnement de la journée en voyant des traces suspectes sur les murs : « Comment une telle chose est possible alors qu’il y a du papier et un lavabo pour se laver les mains (oui, j’étais dans les toilettes handicapés) ? » Sans réponse face à cette question existentielle, je suis repartie attendre à mon lieu de rendez-vous avec mon paquet de feuilles et une poche de chocolats de Pâques (hey, je n’avais pas pris de dessert). J’ai eu le temps d’écrire les premières lignes (jusqu’à « écolo rabat-joie » très exactement) avant que mon accompagnateur ne vienne me rejoindre.

Nous sommes repartis tous les deux sur Poitiers dans l’intention d’y faire de bonnes affaires. Concernant l’épisode du parking, ne voulant pas me faire avoir deux fois, je me suis garée sur le même que le matin (après tout, c’est comme si je n’en étais pas partie et puis, il restait plein de  place et je n’étais pas la seule à le faire). Notre périple à Emmaüs à commencé au rayon livres. C’est à ce moment que me sont venus de drôles de sentiments. Oui, je sais, l’autodafé c’est mal mais quand je me retrouve face aux Confessions de Rousseau ou aux Ethiopiques de Sangor, des pulsions incendiaires remontant au lycée me prennent (je comprends d’ailleurs aisément que de nombreux exemplaires de ces lectures à effet soporifique se retrouvent ici et je pense à tous ces malheureux de ma génération qui ont, eux aussi, été obligés de se les farcir). Sans pour autant chercher, j’ai trouvé quelques livres qui me plaisaient parmi les BD ou les pièces de théâtre (par contre, honte à moi, je ne sais plus où je les ai mis une fois arrivée chez moi). Et si je vous dis que j’ai vu un revenant vous me croiriez ? Au milieu des allées de bouquins, qui vois-soudain ? Le sosie de Cabu. Incroyable ! Avec la même coupe de cheveux, je vous jure !

 Ensuite, à part deux ou trois bricoles, j’ai surtout trouvé des affaires personnelles (il me fallait une couette et un traversin pour « P’tit poulet » qui va bientôt passer dans un lit de grand). Une chose quand même me traverse l’esprit à Emmaüs  quand je vois une de leur devise : « Qui vole à Emmaüs vole aux plus pauvres. » Je suis complètement d’accord pour dire que voler (déjà à la base c’est pas bien, on est d’accord) dans ce genre d’endroit est franchement mal venu mais ils ont quand même parfois tendance à oublier que ceux qui viennent acheter là-bas ne sont pas forcément Rothschild non plus (pas la peine de préciser que la voie que j’ai choisi ne fait pas de moi une millionnaire). Je ne suis pas radine (si si, je vous promets) mais les tarifs à la tête du client, c’est parfois un peu pénible. Bon, dans l’ensemble, entre ce qui est surestimé et ce qui est une bonne affaire, on arrive quand même à peu près à s’y retrouver

 

Nos quelques emplettes terminées, nous sommes repartis, pleins de fatigue, à nos pénates avec, pour ma part, des idées d’écriture plein la tête et l’envie de les coucher sur papier (ou plutôt sur clavier). Voilà, c’est chose faite, malgré le temps que ça m’a pris à cause de priorités à gérer avant et événements personnels (deux expositions en boutique à gérer, mon anniversaire à fêter…). La prochaine fois, ce coup-ci c’est juré, j’en viens au but de ce blog, c'est-à-dire vous raconter l’histoire d’une de mes créations.

Qui suis-je ? Où courge ? Dans quelle étagère ?

Le 23 mars 2015, 20:11 dans Création 0

Commençons par le commencement. Avant de vous parler plus en détail de ce que je fais, parlons d’abord de qui je suis et de comment j’en suis arrivée là.

Il y a 34 ans, jour pour jour, ma mère devait commencer à traîner la très grande lassitude et les douleurs que ressent toute femme en fin de grossesse (surtout après 3 autres enfants). Quelques jours plus tard, naissait un gros bébé joufflu, pas très joli, qui devait se prénommer initialement Laëtitia. Ces grands blagueurs que sont mes parents ont changé d’avis au dernier moment, allez savoir pourquoi. Je partais donc avec un handicap dans la vie : un prénom pas courant, imprononçable correctement pour certains, impossible à retenir pour d’autres et quant à savoir l’orthographier, il en a fait cauchemarder plus d’un. Je ne vous en raconterai pas plus sur ce qui a bien pu se passer à ce moment là, j’avais beau être présente, je n’en garde aucun souvenir.

Bref, moi et mon prénom bizarre nous grandissons et nous continuons dans l’étrangeté et le « pas comme les autres ». Petite, j’ai tendance à préférer les livres aux poupées et je suis capable de passer une journée entière le nez plongé dans un bouquin. Un vrai rat de bibliothèque quoi ! Sinon, quand je m’ennuie, j’ai souvent envie de fabriquer « des trucs ». J’ai même, à plusieurs reprises, tenté de me fabriquer des jouets que mes tortionnaires de parents ne voulaient pas m’offrir (oui, je jouais aussi un peu quand même). Sans grand succès ! J’ai hérité, je crois, du côté bricoleur  et conservateur de mon père. Je le compare souvent à  Mac Gyver (la tonsure remplaçant la mulette d’un point de vue capillaire), il est capable de fabriquer n’importe quoi avec une vieillerie qu’il entasse dans son garage depuis des années. En revanche, esthétiquement parlant, ses choix sont parfois discutables.

Je suis une enfant sensible, réservée, anxieuse, un peu solitaire, pas très populaire, parfois même moquée. Je n’ose même pas vous parler de l’adolescence dont il ne me reste que des bribes de souvenirs tellement j’ai enfoui cette période de ma vie au plus profond de ma mémoire. Je pense malgré tout que ce cap ingrat m’a permis de m’affirmer et de me rendre compte que ne pas rentrer dans le moule, chose que j’ai pourtant essayé de faire pour être acceptée, était au final plus une force qu’une faiblesse. Bon, abrégeons là les jérémiades, je ne suis pas non plus une martyre !

 

Mon plan de carrière commence vers l’âge de 4 ans où je décide de devenir jardinière. Comprenez par là paysagiste. Je vouais alors une grande fascination pour les parterres de fleurs de la ville. Comme toute petite fille de cette âge-là, j’ai très certainement voulu ensuite être maîtresse (il m’arrive parfois d’avoir les mêmes idées que tout le monde) et je me souviens même d’avoir osé m’imaginer patineuse (alors que j’ai toujours eu le niveau sportif d’un bulot neurasthénique). Mais mon plus grand rêve de « quand je serai grande » est de devenir écrivain. J’ai, là encore, dû faire des ébauches d’enfant sans rien de bien concluant. Parce qu’en plus de la lecture, j’aimais aussi l’écriture. Maintenant que je suis grande, je dois bien me rendre à l’évidence, je n’ai jamais eu un début d’embryon d’idée de ce que je pourrais bien raconter. Voir même, du style que j’aimerais adopter. J’ai pourtant ce vieux rêve qui revient comme une récurrence dans ma vie. Quand je fais du théâtre, l’envie me prend de pondre une pièce, puis se sont des rencontres qui, parfois, réveillent une petite étincelle. Mais rien, nada, le néant…

 

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Avec les années, je finis par ranger dans un coin de ma tête mes élucubrations scribouillardes avec un nouveau rêve : comme Jacques Dutronc, avoir « les fesses en l’air ». Non pas que je brûlais de désir de servir des cafés et autres boissons chaudes affublée d’une toque turquoise et d’un foulard fuchsia à des milliers de mètres d’altitude, c’était plutôt des envies d’évasions qui m’animaient (moi qui n’ai finalement jamais quitté l’Europe et  qui n’a même jamais pris le moindre avion).  J’entreprends donc de faire des études dans le tourisme après avoir suivi, bien évidemment quand même, une filière littéraire avec une pointe d’artistique dedans (j’aimais bien moi les cours d’arts plastiques au collège). En cours de route, je me rends compte que je préférerais rester sur le plancher des vaches à faire découvrir aux touristes encore ignorants les merveilles de notre patrimoine. Après un parcours scolaire sans fausse note, j’atteinds enfin le graal : je rentre, avec toutes mes ambitions (oui oui, j’envisageais même de fonder ma propre agence de voyages un jour) et ma naïveté, dans le tant attendu monde du travail. Et c’est là que mes désillusions surviennent. J’obtiens très facilement le job de mes rêves mais, avec ma manie de la perfection, je suis déçue que tout ne se passe pas comme je l’aurais voulu. J’y reste tout de même 4 ans. 4 ans que je ne regrette pas (j’ai appris à ne jamais regretter mes choix) et pendant lesquels j’ai fait des choses dont je ne pensais pas être capable. J’erre ensuite dans les méandres des boulots pas terribles et du chômage. J’ai, à plusieurs reprises, travaillé dans ces structures très  en vogue de type « open space », pensant me caser, encore une fois, comme tout le monde, dans un travail qui pourrait me convenir pour en arriver à la conclusion suivante : « PLUS JAMAIS ÇA ! », comme dirait notre « bon vieux » Calogéro (les goûts et les couleurs ne se discutant pas, je ne m’étendrais pas sur le sujet).

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Pendant cette période très « productive » de ma vie, j’ai plusieurs projets qui me trottent en tête mais, si vous avez connu le chômage avec tout ce que ça comporte derrière, vous saurez que trouver la motivation nécessaire dans ces cas là est plutôt compliqué. Toutes ces belles idées restent donc de l’ordre de l’abstrait jusqu’au jour où j’entreprends, avec un associé, d’ouvrir un café culturel : concerts, théâtre, exposition d’artistes locaux, coin lecture, menus élaborés à partir de produits locaux… Le hic ? Vous comprendrez aisément que 300 000 euros et des poussières ne se trouvent pas sous le sabot d’un cheval. Le projet plaît aux banques, c’est sûr ça va marcher, mais non, la conjoncture actuelle, toussa, toussa ! Tant pis, je reprends mon petit quotidien ponctué de glandouillage et de recherche d’emploi. Et là, quelques temps plus tard, je me retrouve à exercer une activité qui, l’air de rien, a contribué à changer le cours de mon existence : je vends des cosmétiques bio à domicile. Késako ? Vous savez, un peu sur le même principe que les fameuses boîtes en plastique. Outre le fait que ça m’offre un avant-goût d’indépendance dans le travail, que je trouve de l’épanouissement dans les rencontres avec les clientes, c’est surtout mon amour de la nature qui se retrouve là exacerbé. La découverte du bio est une révélation, si bien qu’à la naissance de mon premier fils, que nous nommerons « Crapule », je suis pleine de bonne volonté : allaitement, couches lavables, repas maison…D’autant que je suis suivie par une sage-femme très versée dans tout ce qui est naturel. Je suppose que je ne vous surprendrais pas si je vous dis que n’ai bien évidemment rien fait de tout ça, ou si peu. Mais la prise de conscience de certaines choses chemine malgré tout

Le téléphone n’ayant jamais été mon ami, à la reprise après mon congé maternité, j’ai beaucoup de mal à reprendre un rythme qui convienne pour me développer. Je prends la grossière décision de me tourner vers des activités plus conventionnelles. Reprend alors le ballet des galères, des boulots qui m’oppressent (vous vous souvenez, les open-space avec plein d’ordinateurs et de téléphones ?), du stress. Oui mais voilà, il faut bien manger comme on n’oublie pas de vous ressasser dans ces situations et l’envie d’un deuxième enfant commence à se faire sentir. Je suis prête à accepter un peu tout et n’importe quoi, malheureusement. Et oui et comme souvent quand on est prêt à tout, on récolte n’importe quoi. Me voilà devenue potiche prestataire dans une grosse compagnie d’assurance : « Bonjour / Allez-y / Bonne journée / Hey tu pourrais être aimable empaffé ! (je vous livre la version polie, on est en mode public tout de même) », tout ça parfois toisée par des employés modèles convaincus que si tu es là c’est que tu ne dois pas avoir grand chose dans le citron. Vous voyez le genre ? Qu’importe, ma 2ème grossesse intervient très rapidement et sans aucun scrupule. C’est à ce moment là que le drame survient. Tintintin…suspens…

 

Je deviens végétarienne. 

 

Je vous ai dit  que j’aimais beaucoup la nature mais j’aime tout autant les animaux. Nous avons toujours eu tout un tas de bestioles dans ma famille, bien souvent récupérées à droite et à gauche et, s’il ne tenait qu’à moi, je posséderais toute une ménagerie. Toujours est-il que mes flâneries sur le web indispensables à ma survie à mon poste de travail m’amènent à m’enfoncer toujours un peu plus dans le mystérieux monde de la protection animale. Ça, couplé à mon manque d’engouement pour la viande a fait de moi une bouffeuse de graines. Je vous rassure,  « P’tit poulet » qui était au chaud dans mon ventre va très bien et a de l’énergie à revendre (à ce propos, si vous en voulez…). Un peu inquiète de l’opinion des autres à ce sujet (comme d’hab’), j’en parle à la sage-femme, la même que tout à l’heure :

-          « Par contre, je ne mange plus de viande », dis-je, m’excusant presque.

-          «  C’est pas grave, moi non plus », me répond-elle.

Ouf, soulagement !

A peine quelques mois plus tard, « P’tit poulet » sort sur les chapeaux de roues (et sans péridurale s’il vous plaît…pas le temps). Je vais faire des envieux, c’est le bébé que tout parent rêve d’avoir (ne vous en faites pas, maintenant il a 2 ans et demi et traverse comme les autres ce qu’on appelle l’adolescence des bébés). Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais paf ! C’est la reprise au bout d’un trop court moment et, à partir de là, les choses commencent à se dégrader. J’essaye coûte que coûte de me persuader que c’est alimentaire, que ça me laisse du temps libre (je suis à temps partiel), que ce n’est pas stressant (c’est vrai), que c’est provisoire, l’absence d’épanouissement personnel que me procure ce boulot commence fortement à me peser jusqu’à ce que je fasse un burn-out (c’est tristement à la mode, il paraît) et que je finisse par partir. Heureusement, en parallèle je décroche, pour quelques mois, un emploi de rédacteur web pour un blog. Je me retrouve sélectionnée au même titre que des types bardés de diplômes qui ont écrit des bouquins (c’est pas la grande classe ça ?). Cette activité réunit trois choses que je maitrise à peu près, le tourisme en Deux-Sèvres, l’écriture et le Moyen-âge, une autre de mes passions (même si je suis une truffe en histoire, incapable de retenir ni les dates, ni les noms). Si vous avez envie d’aller y faire un tour pour lire un peu ou même pour découvrir ce que les Deux-Sèvres ont à proposer et pourquoi  pas y séjourner (vous avez vu ? Je fais de la pub), c’est par ici : http://www.tourisme-deux-sevres.com/. J’y publiais sous le pseudo de Dame Marianne et, si jamais vous prenait l’envie de lire ce que j’écrivais, vous vous rendrez compte que je suis une adepte des titres loufoques et des jeux de mots capilotractés (pas toujours drôles, merci de le souligner). Peut-être qu’en cherchant bien, vous verrez ma tête avec un chapeau.

Cette soupape de décompression n’ayant pas suffit et m’ayant donné un peu confiance en mes capacités (avec le genre de travail que j’effectuais en tant que plante verte, on se sent vite à l’état de mollusque), j’ai commencé à revoir pointer des lueurs d’entreprenariat.

Ce que je ne vous ai pas dit c’est, qu’entre temps, peu après la naissance de « P’tit poulet », j’ai reçu un des meilleurs conseils de ma vie de la part de ma sœur, suite à un « pétage de plombs » : « Tu devrais faire de la sophrologie. » Conseil que j’ai appliqué peu de temps après, merci à elle. Je ne me suis pas sentie dépaysée, j’avais déjà un peu pratiqué de Qi Cong ou gym chinoise (vous voyez, les gens qu’on voit en groupe effectuer des mouvements très lents dans les parcs et qu’on prend pour du tai-chi, c’est ça) et j’avais eu droit à un peu de sophro à la fin de chaque séance de préparation à l’accouchement, toujours avec notre fameuse sage-femme « végé friendly ».

Bon, on y arrive, on va enfin entrer dans le vif du sujet !

Au cours de mes séances avec la sophrologue, je lui raconte ma vie, ma triste et morne existence professionnelle et elle me suggère que je pourrais peut-être créer mon propre emploi. Je lui énumère les différents projets qui ont pu me traverser l’esprit un jour. Un sort du lot : je vais redonner une nouvelle vie à des meubles. Ce qu’il faut savoir, car c’est de là que l’idée a commencé à germer, c’est que j’ai un jour pris la grande décision de ne plus acheter de meubles neufs après en avoir retapé que j’avais récupérés. J’ose vous avouer, même si je vais me faire huer, voir lapider en place publique, que les meubles en kit suédois que l’on retrouve chez tout le monde, ça n’a jamais été ma tasse de thé. J’aime l’ambiance des maisons en pierre, au charme éclectique donné par des meubles et objets chinés. En tout cas, je l’avais fait et j’avais aimé ça.

 

Ca y est je m’y mets mais ma première idée de création n’est absolument pas un meuble, ça je vous en reparlerai plus tard. Vous remarquerez, d’ailleurs, que je fais très peu dans le meuble. D’une part, c’est très peu pratique à envoyer (question de tarifs au niveau des transporteurs), ce n’est pas non plus évident à exposer en boutique et puis c’est beaucoup fait (je n’ai pas envie, comme certains, de passer mon temps à ne faire que de la patine, par exemple). A ce propos, c’est vrai que j’aime la diversité dans ce que je fais, je suis touche à tout, autodidacte, c’est vrai et, telle une kamikaze, je préfère travailler sans filet (ce qui, parfois, fait passer du temps pour trouver la bonne façon de faire). Il me reste maintenant, avant un long parcours semé d’embûches, à trouver un nom. Là, c’est encore grâce à la sophro que me vient la révélation. Un soir, en pleine séance de méditation, je vois une rivière avec un gué qui la traverse. C’est quelques jours plus tard que l’évidence me saute aux yeux : mon entreprise s’appellera « Passage à gué », ce qui, en plus d’évoquer le passage de l’autre côté sans encombre (autant pour mes objets que pour moi), rappelle ce prénom tant gênant à une certaine époque. Oui, c’est ça, c’est bien mon identité ! Je  vais faire l’impasse sur les étapes que j’ai dû franchir pour en arriver là mais les choses ont pris beaucoup plus de temps que ce que je pensais, j’ai dû faire face à quelques bâtons dans les roues, j’ai dû revoir certains aspects, tout ça avec un raz de marée que je me suis pris de plein fouet dans ma vie personnelle (rien de grave, bien au contraire).

 

Mais peu importe, Passage à gué est né et vivra encore longtemps, j’espère !

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Je tiens à m’excuser auprès de ceux qui sont encore là pour le pavé. C’est la dernière fois que je vous fais subir ça, c’est promis. C’était important pour moi de raconter par quoi je suis passée et ce que je suis pour bien faire comprendre ce que je fais. Et puis, comme ça, j’ai un peu l’impression d’avoir enfin trouvé un sujet sur lequel écrire.

 

En comptant tout de même sur votre présence pour la suite.

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